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Analyses du printemps arabe – points de vue des militants des droits de l´homme (23 novembre 2011)

La parole libérée, les projets durables pour l´avenir, la nécessité de ne pas gâcher l´élan révolutionnaire, tels sont les thèmes qui ont été abordés lors de la table ronde organisée le 23 novembre à l´Université de Stockholm par le centre international Olof Palme, le parti social-démocrate, l´association des étudiants sociaux-démocrates de l´Université de Stockholm et les sociaux-démocrates de la ville de Stockholm.

Autour de la table ronde animée par Ann Linde (secrétaire internationale du parti social-démocrate suédois), les comparaisons entre les situations libyenne, syrienne, égyptienne, palestinienne et jordanienne ont été abordées par Wahid Qarmash (Commission jordanienne pour la culture démocratique), Nabeel Shaath (Commission des affaires étrangères du Fatah), Ayat Mneina (représentante du mouvement de la jeune Lybie), Ghias Aljundi (journaliste et militant des droits de l´homme en Syrie) et Hassan Al Dahhan (militant du mouvement du 6 avril en Égypte).

Ghias Aljundi a fait état de la situation terrible de la Syrie. Si le régime syrien est en train de s´écrouler après avoir perdu les batailles morale et politique, cette déliquescence peut provoquer de véritables massacres : le régime n´a plus d´assise financière, il a perdu tout crédit et les ordres sont donnés de manière anarchique.

Ghias Aljundi a évoqué le cas de massacres perpétrés dans des hôpitaux syriens et le fait qu´on ne sait pas ce qui se passe dans les prisons. La soif de revanche des défenseurs du régime peut se traduire par la multiplication des cas de torture, d´où il importe de renforcer la pression internationale pour accentuer l´isolement du gouvernement syrien actuel (rappels des ambassadeurs, comptes gelés comme c´est le cas dans certains pays…). Ghias Aljundi s´est prononcé contre une intervention militaire qui était, selon lui, nécessaire en Lybie dans la mesure où Benghazi aurait pu être conquise dans le sang par Khaddafi. L´audience a posé des questions sur la difficile émergence des femmes dans les sociétés libérées.

Hassan Al Dahhan a rappelé que la plupart des pays arabes n´ont pas de tradition de participation politique, tout reste encore à construire et cela prendra du temps. Les témoignages ont été très synthétiques et efficaces avec des analyses fines des bouleversements en cours.

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