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La gauche désorientée?

Jérémy Forni, Geoffroy Fauquier, Gaël Bizien, Après la gauche, documentaire réalisé par Jérémy Forni, 2011.

Un hangar désaffecté et une série d´hommes entre 60 et 85 ans passant des entretiens individuels, tel est le décor proposé pour nous faire entrer dans une réflexion sur le sens de la gauche après la chute du mur de Berlin. Bernard Stiegler, Edwy Plenel, Christophe Aguiton, Albert Jacquard, Toni Negri, Lionel Jospin et d´autres commentent les défis posés à la gauche à l´ère néolibérale.

Certains à l´instar de Bernard Stiegler se demandent si être de gauche a un sens vu que les partis institutionnels acceptent les principales lois de l´économie libérale. Le documentaire frôle l´auto-analyse des intellectuels et des anciens responsables politiques car l´objectif est de comprendre ce qui se joue à partir du début des années 1990.

Quelles sont les nouvelles idées à investir, comment la gauche de demain peut-elle s´inspirer à bon escient des combats d´hier ? Le documentaire insiste en filigrane sur l´héritage des traditions de gauche dans les pays occidentaux : quelles luttes peut-on transmettre aux nouvelles générations face à l´apathie et à la brutalité des rapports sociaux à l´époque néolibérale ?

Être de gauche, c´est être éternellement dans une posture de lutte, c´est certainement cette attitude qui perdure et qui ne disparaîtra pas. Nous sommes à une phase de transition où il faudra recomposer des arènes collectives au-delà des mouvements sociaux ponctuels. L´hyperindividualisme touche à sa fin, il importe par conséquent de proposer des solutions collectives concrètes. Albert Jacquard se demande tout haut si la notion de propriété privée a un sens à l´heure où les ressources de la Terre sont épuisées : la Terre appartient à l´humanité et à aucun individu particulier, voilà l´exemple de contrat écologique à réinventer.

Ce documentaire s´achève sur cette éternelle espérance démocratique des individus et des collectifs dominés, cette fibre « Spartacus » comme la nomme si bien Edwy Plenel.

Source: lectures 2011 de la revue Territoires (Christophe Premat)

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