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La France et les français à l’étranger – retour sur les journées de La Rochelle

Sur le site du PS, voici un compte-rendu des journées de La Rochelle avec des thèmes de prédilection touchant nos compatriotes à l´étranger:

-reconnaissance de l´équivalence totale des diplômes

-développement d´un mécénat culturel à l´étranger

-reconnaissance de l´expérience à l´étranger

-aides à l´implantation d´entreprises à l´étranger

 

 

Université d’été du PS et du MJS

EUROPE ET INTERNATIONALSamedi 25 Août 2012 à 20:12

La France et les français à l’étranger

Présentation des intervenants et propositions de travail pour cet atelier par Pouria Amirshahi. Pour lui, les Français à l’étranger, c’est 2,5 millions d’ambassadeurs de la France permettant son rayonnement, la rencontre de cultures, le développement économique de nos entreprises les grandes comme les petites, et enfin c’est aussi la Francophonie, le patrimoine de commun de plus de 120 nations.

Pour Philip Cordery, les Français à l’étranger ont été mis en scène par l’élection de 8 députés de gauche sur 11 alors que la droite avait organisé les découpages des circonscriptions pour ne nous en laisser que deux. Beaucoup d’entre nous, auront été, dans leur vie, concernés par la vie d’un proche à l’étranger, études, échanges, travail, ce qui posent les problèmes de sécurité sociale, d’assurances maladies, de retraite, de scolarité et de vie familliale. La diversité y est la même qu’en France, les difficultés aussi. Le nouveau député pour les pays du Bénélux, propose un développement de la coopération internationale, des accords bi-latéraux et surtout de tout mettre en oeuvre pour favoriser la citoyenneté européenne, en attendant plus d’Europe.

Axelle Lemaire, nouvelle députée pour l’Europe du nord, constate que la mobilité des capitaux existe mais que la mobilité humaine est plus limitée. Elle note aussi le manque de reconnaissance (en France) des expériences acquises à l’étranger. Pour Axelle certains quittent la France pour rechercher un travail qu’ils nont pas pu obtenir ici (discrimination, racisme) ou pour créer une entreprise plus facilement que chez nous. Elle a constaté, pendant la campagne électorale, que les installations à l’étranger se font rarement  pour des raisons idéologiques. Le chemin est complexe pour un développement de nos entreprises à l’étranger, surtout les petites. Il est temps de metrre en place le guichet unique, mettre en réseaux les primo-exportateurs avec ceux qui ont réussi leur installation, élargir les études de marchés en les rendant gratuites (comme au Royaume Uni), favoriser le développement du multilinguisme, aider le portage des PME par les grands groupes, et encourager l’accès aux marchés publics.

Gérard Sournia, spécialiste de la Francophonie, nous rappelle qu’elle est un phénomène né de la décolonisation, surtout portée par Senghor et Bourguiba alors que De Gaulle et Pompidou la soutenait sans entousiasme. Pour François Mitterrand elle était partie prenante de l’exception culturelle. Chirac l’a soutenu sans toutefois que cela se traduise dans des textes officiels. Elle est véhiculée avec des succès divers par TV5 et RFI, et elle dépend en grande partie de l’OIF dirigée par Abdou Diouf. Quelques propositions sont développées telle que la coopération décentralisée (région, département, ville) et pourquoi pas le « visa francophone »; les anglais ont bien le « Commonwealth ».

Beaucoup de questions dans la sale : le développement de la citoyenneté européenne, la continuité des droits sociaux, des droits démocratiques, des droits des citoyens, un service civique européen, le développement de l’euro-politique, le droit de vote européen ( pour toutes les élections), pourquoi la suppression des bourses?, demande d’aide pour obtenir des enseignants, la prise en comptes des expériences à l’étranger, la reconnaissance totale des diplômes, le financement par les entreprises des activités culturelles à l’étranger …

Pouria conclure en regrettant que notre temps a été trop court pour traiter tous les sujets et évoqué une  » Diaspora française »  et un « Erasmus francophone ».

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