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Social-discount : Le coût humain du prêt-à-porter !

D’un hémisphère à l’autre, soyons solidaires et luttons contre ce type d’exploitation sur lequel nous vivons. Nous reproduisons un article de Jean-Daniel Chaoui avec son autorisation.

 

« A quel prix » sont fabriqués nos vêtements ? La question vient d’émerger brutalement depuis l’effondrement du Rana Plazza, à Savar, dans la banlieue de Dacca et la mort de 1127 ouvriers du textile.

Car ce sont les marques occidentales qui « utilisent » les services de sous-traitants locaux pour fabriquer leurs produits à meilleur coût, effet naturel de la mondialisation. Dans les 4500 ateliers du Bengladesh, ces marques sont connues : Mango, H&M, Zara, Benetton…mais aussi Auchan, Camaïeu et Carrefour. On aurait en effet trouvé des étiquettes dans les décombres du Rana Plaza pour ces trois sociétés françaises selon BFMTV.

Le risque d’une forte détérioration d’image et donc de vente étant réel, les marques se sont empressées de communiquer sur les nouvelles mesures qu’elles comptent mettre en place pour améliorer la sécurité des ateliers textiles du Bengladesh, mais aucune mention concernant le niveau de salaire inférieur à 40 dollars par mois.

Ces déclarations sont-elles crédibles ? Selon Amnesty International France, la réponse est non. Les entreprises prennent des engagements volontaires, signent des chartes, lancent des processus de contrôle…mais il s’agit surtout d’affichage. Car ce sont les sous-traitants étrangers qui commettent les violations élémentaires des droits de l’homme, l’entreprise occidentale se dit non responsable. « C’est pas moi, c’est l’autre ». Le droit n’a pas suivi l’économie quand cette dernière s’est mondialisée. Y-a-t-il une solution ? La réponse est oui : que les entreprises soient tenues pour responsables des agissements de leurs sous-traitants.

Géographiquement très éloigné, ce drame concerne donc les consommateurs occidentaux. Les Français ont été prompts à s’indigner. Les consommateurs français se disent sensibles aux conditions de travail dans lesquelles les biens qu’ils achètent sont fabriqués. Sont-ils prêts à payer plus cher si on leur garantit de meilleures conditions de production : oui répondent 58% d’entre-eux ! De quoi interpeller sérieusement les marques soucieuses de leur image. C’est le seul espoir des travailleurs du textile de Dacca !

Jean-Daniel Chaoui
Président de l’Union des élus socialistes et républicains de l’étranger
Le 17/05/2013

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